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Krzysztof Wyszkowski

Justice arrivée du moyen-âge

Je voudrais vous présenter l’affaire de la citation déposée par M. Lech Wałęsa contre M. Krzysztof Wyszkowski.

HERESIES SUR M.WYSZKOWSKI

Mesdames, Messieurs,

 Tout d’abord, je me permets de vous présenter un court compte-rendu de M. Marek Czachor, Docteur en physique et de sa réflexion au sujet de ce problème.

Le 24 mars 2011, la Cour d’Appel polonaise a ordonné de publier, dans les 30 jours après la validation du verdict, une déclaration de M. Krzysztof Wyszkowski sur les chaînes de la télévision polonaise.

Cette déclaration devait être présentée sur la chaîne  TVP2 entre 18h00 et 18h15, au cours de l’émission du journal local d’information « Panorama » du Centre TVP SA de Gdańsk et entre 19h00 et 19h30 dans l’émission principale d’informations « Fakty » sur la chaîne TVP.

Le contenu de cette déclaration imposée était la suivante : «  le 16 novembre 2005, au cours des programmes d’informations « Panorama » sur la chaîne TVP2 et « Fakty » de TVP, on a émis ma déclaration comme quoi le plaignant M. Lech Wałęsa collaborait avec les services secrets et pour son travail il percevait de l’argent. Cette déclaration ne contenait pas la vérité et portait atteinte à la dignité personnelle et au bon nom de M. Lech Wałęsa, par conséquent moi, M. Krzysztof Wyszkowski, je révoque la déclaration citée ci-dessus et je demande pardon à M. Lech Wałęsa d’avoir porté atteinte à son image personnelle ».

M. Lech Wałęsa, ravi du verdict, a, de suite, proclamé la réunion des historiens élaborant sa biographie.

Passons à l’essentiel du verdict.

L’argumentation du Tribunal est basée sur une constatation que M. Krzysztof Wyszkowski: « ne savait pas mais il a déclaré ». Il ne savait pas si M. Lech Wałęsa appartenait à la police secrète SB car il n’était pas, (M. Krzysztof Wyszkowski), à l’époque, en possession des documents prouvant la collaboration en question, et même si ces documents étaient rédigés, il ne pouvait connaître leur existence. 

Voyons ce qu’a constaté le Tribunal. D’après M. Sławomir Cenckiewicz, chercheur à l’Institut de la Mémoire Nationale IPN, suite à son travail, n’a démontré que dans les années 2006-2008 la collaboration de M. Lech Wałęsa avec la police secrète, voire un an après la déclaration de M. Krzysztof Wyszkowski. Suite au même raisonnement, le Tribunal n’a pas pris en considération la déposition du fonctionnaire SB M. Janusz Stachowiak  qui a confirmé la coopération de M. Lech Wałęsa pas simplement avec la police secrète SB mais aussi avec le service militaire interne WSW et la Milice Populaire.

M. Janusz Stachowiak n’a témoigné, devant le Tribunal Régional de Gdansk, qu’en avril 2010, bien après que les recherches effectuées par M. Sławomir Cenckiewicz, et malgré tout, le Tribunal a rejeté ses déclarations.

En conséquence, le Tribunal condamne M. Krzysztof Wyszkowski car, ce qui présente l’ordonnance, M. Krzysztof Wyszkowski, dans  sa déclaration télévisée a dit : « aujourd’hui le statut d’un homme endommagé, lésé, ne signifie plus que l’on n’était pas un collaborateur secret. M. Lech Wałęsa a été un collaborateur avec un pseudonyme BOLEK, il dénonçait ses collègues et prenait de l’argent en retour. »

« Cette déclaration catégorique et ces violentes reproches auraient dû être fondés sur les pièces à conviction qui n’ont jamais existé et jusqu’à présent on ne pouvait prouver leur existence », a ainsi déclaré le Tribunal.

Les défenseurs de M. Krzysztof Wyszkowski seront sûrement surpris de la comparaison de « l’affaire de Wyszkowski » avec « l’affaire de Galilée », ce grand naturaliste italien, qui a vécu entre 1564 et 1642, et fût jugé par la Sainte Inquisition.

Le procès de Galilée a duré plusieurs années. On lui reprochait de suivre et de prêcher les thèses de Nicolas Copernic qui avait démontré l’immobilité du Soleil et la rotation de la Terre autour du Soleil.

Le Saint Office, après avoir obtenu de convenables avis, a constaté que les thèses publiées par Galilée étaient absurdes et insensées d’après le point de vue philosophique de l’époque et aussi formellement hérétiques.

En même temps, Johannes Kepler (1571-1630) a préparé l’édition du livre « Astronomia Nova », publiée entre 1617 – 1621. Dans son ouvrage, il a formulé trois lois décrivant la mécanique du mouvement planétaire dans le système solaire.

D’après le savoir scientifique d’aujourd’hui, les lois de Kepler étaient beaucoup plus avancées et plus détaillées que les thèses de Galilée. D’ailleurs, Galilée ignorait les réussites de Kepler. Galilée, afin de se défendre devant le Tribunal, s’était servi d’un seul argument, par ailleurs complétement erroné, comme quoi les marées hautes et basses seraient la preuve irréfutable de la rotation de la Terre.

L’ultime preuve confirmant l’exactitude des lois de Kepler, et par la même occasion des thèses de Copernic et de Galilée, a été fournie par Isaac Newton qui a appliqué les lois de la gravitation, enseignées aux étudiants de 2e année de la faculté de physique jusqu’à nos jours.

Le 22 juin 1633 Galilée fut condamné à la résidence surveillée et aux récitations hebdomadaires des psaumes pénitentiaux. Quelques jours avant, le pape Urbain VIII a ordonné: « Ce Galilée en question devrait être interrogé au sujet de ses intentions, même sous la menace des tortures. Si, malgré tout, il maintient ses opinions, il doit y renoncer devant l’Assemblé plénière de la Sainte Congrégation. Suite à cela il doit être emprisonné selon les consignes de la Sainte Congrégation. Il faut lui imposer de garder le silence au sujet de la rotation de la Terre et de l’immobilité du Soleil, étoile située au centre du système solaire autour de laquelle tournent la Terre et les autres planètes. Dans le cas contraire il s’expose à une peine de récidive. L’ouvrage de Galilée a été interdit par la censure.

Galilée a été condamné par 7 voix contre 3 car il a refusé de présenter la thèse de Copernic comme une hypothèse, et non pas comme une certitude.

La résidence surveillée lui a été imposée dans la villa des Médicis à Pincio. Par la suite, il était considéré comme invité au Palais de l’Archevêque de Sienne. Il n’a été condamné ni à la confiscation de ses biens ni à l’interruption de ses recherches. Les savants de l’époque et la hiérarchie ecclésiastique pouvaient lui rendre visite.

Au bout de trois ans, la peine de résidence surveillée a été annulée.

Si nous constatons que la sentence de la Sainte Inquisition a été assez clémente envers Galilée - c’était au XVII siècle où il y avait des évènements plus graves - il est difficile de nier le fait que Galilée était plus victime de l’idéologie de son époque que de la recherche de la vérité.

En 1992, l’Eglise a confessé cette pratique de l’époque lorsque, à la demande du Pape Jean Paul II, l’affaire de Galilée a été revue, ce qui a permis la réhabilitation de ce célèbre naturaliste.

Le 31 octobre 1992, le Pape Jean Paul II, pendant la session plénière de l’Académie des Sciences du Vatican, a dit : « l’affaire de Galilée doit nous servir de leçon utile dans des situations analogiques qui peuvent apparaître de nos jours ainsi que dans l’avenir ».

Nous pouvons considérer l’affaire Wyszkowski comme un symptôme d’un nouveau procédé qui consiste en l’utilisation d’une violence morale, physique et psychologique, par la justice de notre époque.

Elle va sûrement s’étaler et atteindre les plus larges cercles de chercheurs, avant tout ceux qui sont les plus appliqués et appréciés, ceux qui sont encore très jeunes, idéalistes, sans compromis.

La situation devient grave et nous ne savons pas quoi en faire. Créer un Comité de la Défense des Historiens ? Se rendre aux séances des tribunaux ? Collecter de l’argent afin de faire des annonces aux moments de la meilleure audience des programmes télévisuels comme TVN ?

Avant que le verdict contre Krzysztof Wyszkowski ne soit validé, il reste à peine quelques jours. Il ne faut plus faire semblant que rien de grave ne se passe. Le gouvernement de la III République Polonaise, de même que l’équipe de Gierek, sensible à tout froncement de la part de l’opinion étrangère, reste muet à l’opinion de sa propre population.

Comme lors de la chute de la République Populaire de Pologne (PRL), nous sommes obligés d’alerter l’opinion internationale. Les milieux scientifique et artistique ont encore  beaucoup à faire.

Je n’aurais jamais cru revivre ce genre de situation de « déjà vu ».

Marek Czachor

Gdańsk, le 13 avril 2011.

Gdańsk, le 13 avril 2011 (Auteur: Dr. Marek Czachor, physicien théoricien, professeur de la Polytechnique de Gdańsk. A l’époque de l’Etat de Siège en Pologne, et étant étudiant en 3e année de physique, M. Czachor a été condamné à 3 années d’emprisonnement ferme par le Tribunal de la Marine Nationale.

Monsieur,

Je me suis permis de vous présenter ces quelques citations afin d’éclaircir le fondement de cette affaire aussi difficile qu’incroyable et très dangereuse de nos jours.

D’après moi, M. Czachor a très bien démontré les similitudes entre la déclaration du principal inquisiteur dans l’affaire de Galilée du 25 février 1616, et le verdict prononcé le 24 mars 2011 contre M. Krzysztof Wyszkowski en Pologne dans l’affaire engagée par M. Lech Wałęsa.

Malgré ces étonnantes similitudes, je voudrais attirer votre attention sur une considérable différence. Le 22 juin 1633 le Tribunal de la Sainte Inquisition a condamné Galilée à la résidence surveillée et à la renonciation de ses idées, de même que cela s’est produit dans l’affaire Wyszkowski, affichant les « hérésies » sur M. Lech Wałęsa.

Cependant, la comparaison entre le Tribunal qui a condamné M. Krzysztof Wyszkowski et le Tribunal de la Sainte Inquisition serait injuste envers les juges de Galilée. Même, dans le pire acharnement contre l’Eglise et la Sainte Inquisition, condamnant Galilée, il n’est pas possible de leur reprocher un jugement à la « commande » ni de se prononcer d’une façon tordue et casuistique, d’après un certain « souhait ». Les juges de Galilée travaillaient d’après l’état de leur savoir de l’époque et au moment du verdict ils étaient persuadés de leur raison comme quoi Galilée prêchait des hérésies, en vue du savoir contemporain.

La Sainte Inquisition n’a pas pu prendre en considération la preuve qui confirmait la thèse de Galilée et Copernic car cette preuve n’a été annoncée par Isaac Newton qu’en 1687.

Le Tribunal qui a prononcé le verdict contre M. Krzysztof Wyszkowski, réalisait, en toute conscience, que M. Krzysztof Wyszkowski avait entièrement raison et malgré tout, ce Tribunal a osé valider un jugement prouvant le contraire par rapport à la vérité évidente et connue. L’argumentation du Tribunal qui connaissait la vérité était la preuve de la mauvaise foi et de la manipulation judiciaire. Les documents confirment la coopération M. Lech Wałęsa avec la police sécrète étaient bien connus au moment du jugement. Cela veut dire que la déclaration de M. Krzysztof Wyszkowski, concernant le passé de collaboration « noire » de M. Lech Wałęsa, aujourd’hui serait fondée et que le juge connaissait l’existence des preuves le jour « j », sinon il n’en aurait pas parlé. Ce juge, je le répète, était conscient de la vérité. Alors, les accusateurs et les juges de l’époque de Galilée ont procédé en toute bonne foi car ils ne connaissaient pas d’autre vérité. Le Tribunal contemporain, dans l’affaire de M. Krzysztof Wyszkowski, s’est prononcé contre la vérité en toute conscience de la manipulation et du mensonge qui lui ont servi d’argumentation, en dépit des éléments en sa possession, confirmant la vérité sur BOLEK.

Alors, les accusateurs et les juges de l’époque de Galilée ont procédé en toute bonne

Je considère que la comparaison ces deux Tribunaux, celui de l’époque de Galilée et celui contemporain à l’époque de M. Krzysztof Wyszkowski, serait injuste et portant le préjudice au Tribunal de la Sainte Inquisition et à la justice du Moyen Âge.

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées

 JUREK MALINOWSKI

P.S.

L’avocat de M. Lech Wałęsa menace M. Krzysztof Wyszkowski que si celui ne donne pas suite au verdict dans les temps donnés, il sera obligé de saisir l’huissier et exiger les frais engagés (nous connaissons des faits similaires) en se substituant à la justice.

Il est terrifiant de constater que quelqu’un, qui n’est pas représentant d’Etat, puisse disposer de mon argent et de la somme considérable et en conséquence l’exiger par ses propres démarches. Le verdict ne prévoit pas une telle situation ni comment procéder dans le cas de non-exécution. Dans ce cas-là, il appartient  au Tribunal d’en décider non pas au plaignant.

J’imagine que M. Krzysztof Wyszkowski, au lieu de payer une somme exorbitante suite à une argumentation mensongère, préférerait être emprisonné en guise de cet injuste verdict.

J.M.

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